08/07/2026
Le Conseil national vient de publier le Baromètre national des entreprises de janvier à juin 2026
Le CNGTC, Infogreffe et Xerfi dévoilent les résultats du Baromètre national des entreprises pour le premier semestre 2026.
Le tissu entrepreneurial français confirme sa vigueur en matière de création, avec 342 047 immatriculations sur six mois (+ 6,9 %).
Cette dynamique reste toutefois assombrie par une hausse marquée des radiations (+ 24,6 %), tandis que les procédures collectives poursuivent leur progression sur un rythme nettement plus modéré (+ 4,8 %).
Bilan National des Entreprises | Janvier - Juin 2026
L’entrepreneuriat français au 1er semestre : entre dynamisme des créations et fragilisation des entreprises
Le CNGTC, Infogreffe et Xerfi dévoilent les résultats du Baromètre national des entreprises pour le premier semestre 2026. Le tissu entrepreneurial français confirme sa vigueur en matière de création, avec 342 047 immatriculations sur six mois (+ 6,9 %). Cette dynamique reste toutefois assombrie par une hausse marquée des radiations (+ 24,6 %), tandis que les procédures collectives poursuivent leur progression sur un rythme nettement plus modéré (+ 4,8 %).
Retrouvez ici le baromètre national des entreprises pour le premier semestre 2026;
Vous pouvez télécharger ici le communiqué de presse.
Une création d’entreprise toujours dynamique (+ 6,9 %)
Sur les six premiers mois de l'année, la création d'entreprises confirme sa bonne tenue, avec 342 047 immatriculations enregistrées, soit une hausse de 6,9 % par rapport au premier semestre 2025.
Cette progression masque toutefois de fortes disparités sectorielles. Le secteur de l'information et de la communication signe la plus forte hausse, avec une augmentation de 33,5 % des immatriculations, dopé par le développement exponentiel de l’IA générative. Il est suivi par le conseil et les services aux entreprises (+ 17 %), qui concentrent à eux seuls une part importante des créations, et par le commerce (+ 7,4 %).
À l'inverse, plusieurs secteurs voient leurs immatriculations reculer. Les activités financières et d'assurance (- 8,8 %) et l'hébergement et la restauration (- 8,5 %) enregistrent les baisses les plus nettes, devant la construction (- 2,3 %), l'industrie (- 2,2 %) et le transport (- 1,5 %).
Procédures collectives : la courbe se lisse, mais les records s’enchaînent
Le nombre d'entreprises en difficulté continue de progresser, avec 34 322 ouvertures de procédures collectives sur le semestre, en augmentation de 4,8 % à un an d'intervalle. Cette hausse, bien réelle, s'inscrit sur un rythme beaucoup plus mesuré que les progressions à deux chiffres observées tout au long de l'année 2024, signe d'une possible stabilisation. L’âge moyen des entreprises faisant l’objet d’une procédure augmente par ailleurs de huit mois, pour s’établir à 8,3 ans.
Là encore, les secteurs sont touchés de manière inégale. L'agriculture, la sylviculture et la pêche, connaissent la plus forte hausse (+ 19,1 %), devant les activités de services (+ 14,6 %) et le conseil et services aux entreprises (+ 11,4 %). La construction fait figure d'exception, avec un léger repli du nombre d'entreprises en difficulté (- 1,2 %).
Une hausse généralisée des radiations (+ 24,6 %)
Signe le plus préoccupant de ce premier semestre, le nombre de radiations s'établit à 305 225 sur la période, en hausse de 24,6 % sur un an.
Les hausses les plus vives touchent l'information et la communication (+ 44,8 %), les autres activités de services (+ 38,6 %), l'industrie (+ 36,6 %) et le conseil et les services aux entreprises (+ 32,2 %). À l'autre bout du spectre, la construction (+ 10,7 %) et l'agriculture, la sylviculture et la pêche (+ 9,4 %) demeurent les moins exposées, avec des augmentations proches de 10 %.
Cette accélération tient d'abord aux radiations d'office, prononcées à la suite d'une décision du greffe ou du tribunal de commerce. En hausse de 24,8 %, elles restent le premier motif de radiation et représentent 44 % du total, traduisant la poursuite des opérations de mise à jour des registres. Les radiations volontaires, à l'initiative des dirigeants, demeurent elles aussi très soutenues (+ 20,9 %) et concentrent près de quatre cas sur dix. Les radiations consécutives à une procédure collective progressent à un rythme plus mesuré (+ 14,6 %). Toutes ne traduisant pas des défaillances économiques, cette hausse rapide témoigne aussi d'un renouvellement du tissu entrepreneurial.
Les territoires ultramarins dynamiques, alerte sur le Grand Est et l’Auvergne-Rhône Alpes
Le baromètre met en évidence d'importantes disparités régionales. La création d'entreprise progresse dans l'ensemble des régions, portée notamment par un fort dynamisme ultramarin : Mayotte (+ 83,1 %) et la Guadeloupe (+ 24,3 %) affichent les hausses les plus spectaculaires. La Guadeloupe connaît aussi un recul des radiations (- 24,8 %).
L'Île-de-France affiche un dynamisme certain, avec plus de 103 000 entreprises créées (+ 8,1 %), de même que le Centre-Val-de-Loire (+ 8,2 %). La situation de la région Grand Est, quant à elle, inquiète : malgré une création dynamique (+ 8,8 %), elle affiche la plus haute augmentation du volume de procédures collectives (+ 21,8 %), et la second plus haute augmentation des radiations (+ 37,9 %) pour les régions métropolitaines.
L'explosion des radiations se répercute d'ailleurs sur la quasi-totalité du territoire, et les hausses supérieures à 30 % ne sont pas réservées à l'Est de la France : la Bretagne (+ 39,5 %), la Normandie (+ 32,5 %) et les Pays de la Loire (+ 31,9 %) connaissent le même sort. La Corse (- 20,8 %) se démarque par un recul significatif du volume d'entreprises radiées.
Méthodologie du bilan national des entreprises :
Réalisé par Xerfi à partir des informations statistiques brutes des bases de données contrôlées et certifiées des greffes des tribunaux de commerce, le Bilan National des Entreprises (BNE 2025) propose un état des lieux complet des flux d'entreprises en France (hors Alsace et Moselle) au cours de l'année 2024. Les informations fournies via Infogreffe concernent les entreprises immatriculées, en procédures collectives ou radiées du Registre du Commerce et des Sociétés en 2024. Le traitement et l’analyse de ces données sont réalisés par Xerfi. xerfi.fr
À propos du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce :
Présidé par maître Bertrand Dubujadoux, le CNGTC est l’organisme représentatif des greffiers des tribunaux de commerce, exerçant dans les 142 greffes répartis sur l’ensemble du territoire français. Le CNGTC agit en faveur de la modernisation de la justice commerciale, avec notamment la création du Tribunal digital, et au profit de la transparence économique et de la sécurité des affaires, avec son Observatoire statistique. La profession exerce un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de l’économie française en accompagnant chaque moment important de la vie des entreprises. Sa raison d’être est d’agir au quotidien auprès des greffiers des tribunaux de commerce, pour un service public efficace et innovant. Les greffiers, membres de la juridiction consulaire, assurent notamment la tenue du registre des sûretés mobilières ainsi que celle du registre du commerce et des sociétés, qui réunit plus de 7 millions d'entreprises et délivrent l’extrait Kbis, acte à valeur authentique. https://www.cngtc.fr/
À propos d’Infogreffe :
Créé en 1986, Infogreffe est le Groupement d’intérêt économique (G.I.E.) des greffes des tribunaux de commerce français. La raison d'être d'Infogreffe : développer avec les greffiers des tribunaux de commerce la plateforme numérique référente au service de l’activité économique. Infogreffe peut compter sur plus de 2 000 collaborateurs répartis dans les 142 greffes des tribunaux de commerce implantés en métropole et dans les DROM. Présidé par Me Dieudonné Mpouki, ses services en ligne accompagnent les entreprises et facilitent les moments clés de leur développement. Les produits et services dématérialisés d’Infogreffe répondent à un double impératif de rapidité dans les démarches et de sécurité pour favoriser le dynamisme et la transparence économiques du pays. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.infogreffe.fr
À propos de Xerfi :
Xerfi est le leader français des études et de l’analyse économique, sectorielle et stratégique. Xerfi s’appuie sur
des équipes d’experts de premier plan et son professionnalisme repose sur la précision de ses données, la
rigueur de ses prévisions et de ses analyses, l’excellence de ses études et de ses synthèses et la pertinence de
ses préconisations. Xerfi entend ainsi réduire l’incertitude dans la prise de décision stratégique des entreprises et
transformer la décision en résultats. Pour plus d’informations : https://www.xerfi.com
Contacts presse :
CNGTC
Joseph Hamelin I jhamelin@vectors-group.com I 07 88 28 46 44